Poudrerie Royale

Le site de la Poudrerie royale a connu de multiples évolutions au fil des siècles. À l’origine, il fut probablement le lieu d’implantation de divers moulins à eau, installés sur les rives du Cailly pour moudre du grain, fouler des draps, tanner des peaux ou encore produire du papier, en exploitant l’énergie hydraulique.

Entre la fin du XVIe et le début du XVIIe siècle, alors que le commerce et l’artisanat se développent à Maromme grâce à l’essor du port de Rouen, un arsenal est construit à cet emplacement pour approvisionner l’armée française en poudre noire.

Durant plusieurs décennies, la poudrière va ainsi produire et stocker des centaines de milliers de tonnes de cet explosif indispensable au fonctionnement des armes à feu et de l’artillerie. Néanmoins, la dangerosité de la manufacture – qui connut de nombreux incidents dévastateurs (explosions, incendies) – et son obsolescence progressive aboutirent à sa fermeture par ordonnance royale en 1833.

À cette époque, Maromme connait une croissance économique sans précédent, du fait de l’expansion de l’industrie textile, à l’image de la vallée du Cailly surnommée « la petite Manchester ». L’ancien établissement militaire cède donc tout naturellement sa place à une importante filature de coton dont l’activité va perdurer jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale.

L’usine est alors brièvement utilisée par les militaires américains qui y installent des lignes d’embouteillage de sodas (dont Coca-Cola) et de bières, avant qu’elle ne soit à nouveau employée au tissage de coton de 1946 à 1954.

Une partie des bâtiments est ensuite rachetée par la Ville de Maromme en 1962 et sert tour à tour de concession automobile, d’entrepôt alimentaire, de dépôt-vente ou encore de local d’archives pour le Musée National de l’Éducation. L’autre partie va abriter durant près de 40 ans l’imprimerie Féré, jusqu’à l’arrêt de ses activités en l’an 2000. L’ensemble du site finit par être définitivement abandonné entre 2015 et 2016, avant d’être vendu à une société spécialisée dans la réhabilitation de friches urbaines en 2019, pour renaître sous l’appellation « Poudrerie Royale ».

Recherche

Rechercher dans le site

Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Post Type Selectors